Sous un ciel radieux, le village a rendu hommage ce dimanche après-midi à un moment clé de son histoire : sa libération, le 2 décembre 1944.
Autour de la borne de la 2e DB, le long de l’Allée des Incorporés de Force, élus, associations patriotiques et leurs porte-drapeaux, pompiers de l’UT 45, gendarmes, chorale, personnel communal et habitants se sont rassemblés pour honorer :
Dans une atmosphère empreinte de gravité et de respect, la cérémonie a été rythmée par :
Pour clore cet instant de mémoire, un verre de l’amitié a réuni les participants, symbolisant l’unité et la transmission du devoir de mémoire.
Un moment touchant a marqué la cérémonie : la présence de Margaux, 4 ans, devenue la mascotte des porte-drapeaux du secteur, aux côtés du comité du Grand Ried du Souvenir Français.
Ensemble, nous avons affirmé que la mémoire des sacrifices passés reste vivante et qu’elle continuera d’éclairer les générations à venir.
𝗖’𝗲́𝘁𝗮𝗶𝘁 𝗶𝗹 𝘆 𝗮 𝟴𝟬 𝗮𝗻𝘀.
𝗟𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗯𝗮𝘁𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗹𝗶𝗯𝗲́𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 #𝗙𝗿𝗶𝗲𝘀𝗲𝗻𝗵𝗲𝗶𝗺
Après la prise de Strasbourg le 23 novembre par la 2e Division Blindée, malgré un temps hivernal épouvantable, le général Leclerc lance ses groupements tactiques vers l’Est et le Sud dès le 25 novembre 1944. Car, si Strasbourg est libérée, le reste de l’Alsace ne l’est pas. La bataille d’Alsace commence.
Le groupement tactique commandé par le colonel DIO (GT-D) pousse vers le Rhin et Friesenheim. Au-delà d’Obenheim, le commandant du GT-D décide de faire passer le sous-groupement Rouvillois en tête.
Ce sous-groupement se heurte alors à une très forte résistance. Au soir du 1er décembre, après d’âpres combats et malgré un intense pilonnage d’artillerie ennemie, les marsouins du Régiment de Marche du Tchad (le RMT) protégés par les chars du 12e Régiment de Cuirassiers (le 12e Cuirs) ont progressé et libèrent Boofzheim.
Dans la nuit du 1er au 2 décembre, l’ennemi lance une contre-attaque blindée à partir de Friesenheim en direction de Boofzheim vers 22h00 mais le sous-groupement parvient à stopper cette attaque. Le 2 à 7h30 la batterie du sous-groupement déclenche un tir de préparation avant que l’attaque sur Friesenheim ne soit lancée, à 9h00, par la 2e compagnie du capitaine Perceval renforcée par l’escadron de chars du capitaine Lenoir du 12e Cuirs, du génie et de la 3e compagnie du RMT qui a déjà connu de lourdes pertes. En raison du brouillard, du sol détrempé, les chars et half-tracks sont dans l’impossibilité de quitter la route. Les marsouins sautent des véhicules et progressent en utilisant les rares mouvements de terrain et les fossés. La 2e compagnie contourne le village par l’Ouest alors que la 3e compagnie avance sur l’axe central. À 400 m au Nord du village, les premières résistances ennemies sont rencontrées. Le terrain est plat, sans obstacle pour se protéger. Il faudra 3 heures de combat intense pour parcourir ces 400 m et atteindre le village. Grâce aux blindés qui peuvent enfin rejoignent les unités au contact, les canons ennemis sont détruits et vers midi les premiers éléments entrent dans Friesenheim. Dans la rue principale en direction de Diebolsheim, les combats sont particulièrement intenses, souvent au corps à corps et sous des tirs d’artillerie ennemie incessants. Des hommes tombent de part et d’autre et le sous groupement ne s’empare totalement du village que vers 17h00. L’ennemi a subi de lourdes pertes en tués et blessés, plus de soixante prisonniers sont faits. L’ennemi a perdu deux chars, deux automoteurs et 6 canons. Le sous-groupement Rouvillois dénombre quatre tués et vingt et un blessés, dont le commandant du sous-groupement. Deux chars sont détruits.
Après ces premiers combats de libération, le village de Friesenheim est largement détruit.
Après s’être emparé de Witternheim le 13 décembre et avoir perdu 42 combattants, Neunkirch est enlevé sans combat par le 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes du commandant Faure rattaché pour emploi à la 2e DB. L’attaque sur Zelsheim et Diebolsheim est prévue le 23 décembre mais elle est décommandée suite à l’offensive allemande dans les Ardennes.
L’opération « Nordwind » est lancée le 31 décembre par les forces allemandes dans le nord en direction de Bitche en Lorraine et de Strasbourg en Alsace.
Au sud, l’opération « Sonnenwende » est déclenchée le 7 janvier 1945 en direction de Strasbourg par les troupes de la poche de Colmar qui rompent les lignes françaises à Friesenheim-Neunkirch. 2500 obus s’abattent sur Friesenheim et Boofzheim en 2 jours.
La population qui s’abrite dans les caves est terrorisée.
Alors qu’elle avait été relevée par la 1re Division Française Libre, la 2e DB rattachée à la 1re Armée française est rappelée en Alsace. Les forces allemandes peuvent être arrêtée à Kraft.
Le 1er février 1945, la 2e compagnie du RMT revient à Friesenheim et pénètre dans le village sans combat, l’ennemi étant parti.
